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Il s’agit d’un rare éventail plié, dont la feuille en papier peint sur fond beige rappelle les œuvres de Peyrotte ou Pillement au XVIIIe siècle. Dans le goût chinois, les personnages du décor sont peints en rouge dans un environnement vert. Le revers présente des sujets couleur or sur fond rouge : deux femmes promènent un chien ; des hommes portent des lanternes parmi des pavillons et des pagodes dans l’esprit exotique. D’une grande finesse, la monture en marqueterie de nacre goldfish, appliquée de burgau et striée d’haliotide est inédite, créant ainsi un motif de chevrons. Les panaches en bois sont également plaqués de burgau et d’haliotide afin de faire ressortir une alternance de rayures.

Une gravure sur le panache arrière, près de la rivure, indique « Breveté SGDG». Il pourrait s’agir du brevet déposé par Alexandre Loizel en 1879 qui fait référence à des perfectionnements dans la fabrication des éventails pour une marqueterie de nacre. Le savoir-faire du tabletier-éventailliste est indéniable pour le respect du dessin du motif de chevrons et la précision de l’assemblage des différentes matières. Il pourrait d’ailleurs s’agir d’un prototype sur lequel on a installé une feuille pour ne pas le laisser nu. Cette création rappelle la « course aux brevets » dans la fin du XIXe siècle afin de vendre toujours davantage et mieux.