Les nécessaires

Nécessaire de voyage

  • Auteur

    Maison Sormani
  • Matériaux

    Acier, Cristal, Ivoire, Tissu, Vermeil
  • Dimensions

    Largeur : 41,5 cm; Hauteur : 17,5 cm; Epaisseur : 26.5 cm
  • Provenance

    Paris
  • Numéro inventaire

    2020.8.1

Il s’agit d’un nécessaire de voyage contenu dans une valise de transport en cuir vert datant de la fin du XIXe siècle. Celle-ci comporte une boîte à bijoux, un miroir et un nécessaire à manucure contenant des accessoires montés en ivoire et acier.

Ce nécessaire comprend également 24 pièces dont 11 brosses, 1 saupoudreuse à talc, 2 boîtes couvertes en ivoire monogrammées «MM », 7 flacons aux bouchons à moulures de feuilles d’eau complétés de leurs bouchons intérieurs. La housse est d’origine, en tissu gris griffé « Paul SORMANI Paris », ce qui nous laisse penser que ce nécessaire est bien le fruit du travail de ce sculpteur d’origine lombardo-vénitienne né en Italie en 1817.

Quelques années plus tard, en 1847, il établit sa boutique à Paris au 7, cimetière Saint-Nicolas, puis en 1854, au 114, rue du Temple. Finalement, il s’installera au 10, rue Charlot, toujours à Paris, où l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, lui offrira la consécration en décorant ses palais avec les meubles signés « Paul Sormani ». Celui-ci se spécialise dans la production de meubles du XVIIIe siècle de style Louis XV et Louis XVI. Sa production révèle une qualité d’exécution de tout premier ordre.

Sormani fabrique notamment des horloges de parquet mais aussi de plus petits objets de tabletterie tels que des boîtes à bijoux, des boîtes à usage d’écritoire, des encriers en bronze, des caves à liqueurs etc. Lors des expositions universelles de 1845, 1855, 1862 et 1867, il obtient des médailles et accroît sa clientèle. Il connut un grand succès jusqu’à sa mort en 1877. Son épouse et son fils Paul-Charles continuent la fabrication en prenant le nom de « Veuve Sormani et Fils ». La maison Sormani est de nouveau récompensée à l’Exposition Universelle de 1878 et à celle de  1892 ainsi qu’à l’Exposition coloniale de 1883.

En 1914, la maison Sormani s’associe avec la maison Thiebaud frères pour devenir Thiebaud-Sormani. Elle expose sous ce nom en 1925 lors de l’Exposition Universelle des Arts décoratifs et industriels modernes. En 1934, la mort de Paul-Charles Sormani conduit la maison à fermer définitivement.