Expositions temporaires

Passées

08.10.2022 – 30.06.2023 

Commissariat général : Sophie Warlop, directrice des musées de Dunkerque, Florentin Gobier, directeur du musée de la Nacre et de la Tabletterie 

Commissariat scientifique : Sina Phan, directeur adjoint des musées de Dunkerque, Claude Steen-Guélen, responsable des collections et de la conservation-restauration des musées de Dunkerque, Stéphanie Romagnan, directrice adjointe du musée de la Nacre et de la Tabletterie  
De la mer, Méru ne connaît que les reflets irisés des coquillages nacrés. Le fantasme de ces terres paradisiaques d’où ils proviennent reste une image idyllique. L’exposition Dunkerque, porte sur le monde se veut une évocation de la construction d’un rêve d’ailleurs matérialisé par des œuvres peintes, sculptées, gravées ou des objets rapportés de voyage. Les très riches fonds du musée des beaux-arts de Dunkerque permettent ainsi d’illustrer cette fascinante histoire introduite par celle d’un territoire unique à la position stratégique, résolument tourné vers la mer. La rencontre de Dunkerque et de Méru n’est pas fortuite. En effet, selon des modes différents, elles ont su exploiter ces marchandises lointaines devenues aujourd’hui objets d’art et de collection. À travers une sélection de plus de deux cent cinquante œuvres, le parcours propose de raconter comment une ville, véritable porte d’entrée sur le monde, s’est construit une identité économique et culturelle, alors qu’à trois cents kilomètres au sud, une autre ville, ancrée dans les terres et tournée vers la capitale économique française, a développé une industrie fondée sur de précieuses et lointaines ressources.  

26.06.2021 – 02.01.2022 

Commissariat : Florentin Gobier, directeur du musée 

Ramassés sur les plages ou consommés, décoratifs ou mystérieux, les coquillages rassemblent de multiples espèces. En partenariat avec l’Association des Conservateurs des Musées des Hauts-de-France dans le cadre de son projet en réseau MuséoSciences, le Musée de la Nacre et de la Tabletterie présente son exposition temporaire Coquillages, de la science au kitsch du 26 juin 2021 au 2 janvier 2022. 
L’exposition se veut à la fois scientifique, historique et artistique. Un premier axe sera dédié à la biologie. Il permettra au public de situer les mollusques dans la classification animale, d’en comprendre le fonctionnement général et de distinguer ceux qui produisent la nacre. Le second axe mettra en valeur l’évolution de la connaissance et l’usage des coquillages, de la parure à la curiosité naturelle (naturalia) en passant par une exploitation en tant que matière première et les grottes de jardins. Au XVIIIe siècle, la rocaille se développe en particulier à partir de motifs irréguliers des coquilles laissant l’asymétrie et le mouvement se développer dans les œuvres.  
Enfin, la dernière partie de l’exposition sera consacrée à l’emploi du coquillage comme matériau destiné à la production d’œuvres rassemblées sous l’appellation de « souvenirs de bords de mer ». Ces créations faites d’accumulations sont considérées comme « kitsch » et permettent d’introduire le jugement de valeur qui en découle et la notion d’art brut.  

26.09.2020 – 03.01.2021 

Commissariat : Florentin Gobier, directeur du musée, Claudine Cartier, conservateur général honoraire du patrimoine 

Dans le cadre de la 17ème édition du festival Photaumnales, organisé par Diaphane, pôle photographique Hauts-de-France, le Musée de la Nacre et de la Tabletterie s’approprie le thème du flux, une société en mouvement en s’interrogeant sur le flux des échanges commerciaux, moteur de l’industrie tabletière au XIXe siècle. 
Méru fut pendant près de quatre siècles la capitale française de la tabletterie. Éventails, dominos, boutons, couverts, nécessaires d’écriture ou objets de toilette étaient réalisés en bois précieux, os, ivoire, écaille de tortue, corne ou nacre. L’exposition Le flux des lointains, regards vers l’autre bout du monde propose donc de s’interroger sur cette notion du flux entre une petite ville de l’Oise et les quatre coins du monde d’où provenaient les matières premières. 
L’exposition mêle photographies anciennes et regards contemporains autour des questions de lointains, d’échanges et d’environnement. L’image édénique du lointain sera ainsi mise en exergue grâce au travail de Lucien Gauthier (1875-1971), présent en Polynésie française au début du XXe siècle. En contrepoint viendront Vasantha Yogananthan à travers le chapitre « Dandaka » de A myth of two souls (2013-2020) et Bernard Descamps qui fit plusieurs voyages autour de Madagascar (1997-2000, 2009) d’où provenaient certains coquillages utilisés dans la boutonnerie. 
La seconde partie de l’exposition se concentrera sur les transports qui permirent l’acheminement des matières : bateau puis train. C’est à travers les images de Paul Faugas (1840-1905) que le monde de la révolution industrielle des transports sera exploré. Le travail contemporain de Thierry Bernard permettra, quant à lui, de comprendre en quoi ces échanges se sont intensifiés par la mondialisation (Marseille, 2006 et Maroc, 2008). L’image occidentale du lointain édénique se trouvera véritablement mise en doute dans la dernière partie de l’exposition dédiée à la « désillusion des lointains ». Les séries Metal graves (2009, 2015) et When dead ships travel (2015) de Shumon permettront d’interroger les notions d’écologie, d’environnement et de société au cœur du processus de flux des lointains. 
Avec les photographes : Shumon, Thierry BERNARD, Bernard DESCAMPS, Vasantha YOGANANTHAN

16.10.2019 – 01.03.2020 

Commissariat : Florentin Gobier, directeur du musée 

L’exposition 20 ans, une histoire d’avenir célèbre la création du Musée de la Nacre et de la Tabletterie et revient sur deux décennies de projets, d’acquisitions, d’expositions et de transmission de patrimoine. 
Après d’importants travaux de réhabilitation, l’ancienne usine de fabrication de boutons, élevée par Alexandre Fessart en 1859 et inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques, devient en 1999 l’écrin du Musée de la Nacre et de la Tabletterie. Porté par la Communauté de Communes des Sablons, avec le soutien de la Région et de plusieurs associations, il a déjà accueilli près de 400 000 visiteurs. L’exposition des 20 ans : une histoire d’avenir sera l’occasion de retracer et d’écrire pour la première fois l’histoire du site et la naissance du musée. Elle mettra en valeur l’enrichissement des collections avec plus de 5 000 objets à l’inventaire, ainsi que la formidable politique d’acquisition permettant à des pièces remarquables de rejoindre le musée. Certaines, totalement inédites, seront dévoilées au public. L’exposition mettra en lumière le rôle fondamental, et atypique, des ateliers de production et de restauration du musée, aujourd’hui reconnus comme véritables conservatoires du savoir-faire tabletier. Restaurée pendant 6 mois avec plus de 300 plaques de nacre, la Tour de Nankin, œuvre majeure du Musée des Beaux-Arts de Rennes, sera exceptionnellement prêtée.  
Cet événement invitera le public à participer activement à l’exposition par la mise en place de vitrines évolutives d’objets prêtés par les visiteurs ainsi que de dispositifs participatifs pour envisager le futur du musée. Le 19 octobre Méru se mettra à l’heure du musée avec une série de manifestations au musée et dans la ville lançant une programmation riche et variée pendant toute la durée de l’exposition !  
Ateliers collaboratifs 
Chacun est invité à participer à l’avenir du musée par le biais d’ateliers collaboratifs autour de l’écriture du nouveau Projet Scientifique et Culturel, document définissant la stratégie du musée pour les dix prochaines années.