Les nécessaires
Nécessaire de voyage
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Auteur
Martin-Guillaume Biennais (1764-1843) -
Matériaux
Acajou, Argent, Bois divers, Cristal, Écaille, Ivoire, Laiton, Nacre, Vermeil -
Dimensions
Largeur : 14,2 cm; Hauteur : 22,6 cm -
Numéro inventaire
2019.6.1
Ce coffret est une véritable œuvre d’art et d’ingéniosité. Son concepteur est Martin-Guillaume Biennais, tabletier de formation, qui profite de l’abolition des corporations au moment de la Révolution pour devenir orfèvre. Ce choix judicieux lui permet de développer ses productions.
Il se fait connaître au moment du Consulat (1799-1804) en fournissant en particulier le jeune général Bonaparte qui installe sa maison à Paris. Le Premier Empire (1804-1815) lui permet de devenir orfèvre de l’Empereur et de livrer la cour mais également les cours étrangères installées par Napoléon au gré de ses conquêtes.
Ce nécessaire correspond au besoin d’emporter avec soi tous les objets utiles au quotidien. Objets de toilette, d’écriture, de table ou de soins sont rassemblés dans un minimum d’espace. Les campagnes militaires incessantes de Napoléon et le goût pour les objets riches et utiles permettent ainsi le développement de ce type de coffrets.
La recherche d’optimisation de l’espace est au cœur du travail de tabletier. Il faut en effet placer le plus d’ustensiles possibles tout en veillant à ce que rien ne bouge pendant le transport. Ce nécessaire renferme quatre plateaux amovibles dans lesquels sont formés des espaces au profil des objets. Chaque ustensile a donc sa place.
Dans le premier plateau les riches boîtes à poudre ou éponge en vermeil ciselées de frises végétales ainsi que des flacons de cristal taillé et un encrier. Ce plateau, profond, est placé dans le bassin à barbe en vermeil qui permettait de se raser, devant un miroir caché dans le couvercle du coffret. Sous le bassin deux plateaux superposés contiennent un porte-plume, une brosse à dents, des peignes, des étuis, porte-aiguilles, ciseaux et même un petit tire-bouchon ! Enfin le quatrième plateau permettait de ranger des Francs d’or ou d’argent… malheureusement disparus !